ANDA-APALGA : blog pour les enfants
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Bonjour ! Nous sommes deux étudiants qui partons 8 mois à la découverte de l'Amérique du Sud en septembre 2007. Ce blog est destiné aux enfants des écoles de La Faute et l'Aiguillon sur mer, il nous permettra de découvrir ensemble l'Equateur, le Pérou et la Bolivie, à travers le thème du commerce équitable. Nous partons réaliser un vieux rêve d'aventure dans des pays inconnus et nous espérons vous donner envie de le partager avec nous !

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    Moyens de transport : les bus en Equateur
    Publié dans Carnet de route

    Pour répondre plus précisement aux questions de Nicolas et Gauthier (mais vous pouvez bien sûr tous le lire !), voici un petit article sur nos sentiments et observations sur le moyen de transport le plus populaire d'Equateur. Cet article est adapté du blog pour les plus grands.  

    Un bus effectuant des trajet nationaux et régionaux

    Les bus sont en général confortables, voire très confortables. Certains pourtant supportent le poids des kilomètres : les suspensions usées du véhicule font qu'il rebondit au moindre cahot de la route.

    Il y en a énormement et à toutes les heures : plusieurs compagnies (généralement privées) effectuent les mêmes trajets. Ainsi, pour de courtes distances (moins de 100km), il y a un bus en partance du Terminal terrestre toutes les 15 minutes environ. Pour des trajets plus longs, il vaut mieux se renseigner sur les horaires pour éviter les longues attentes. Petite précision : le terminal terrestre équivaut à nos gares routières et regroupe tous les bus urbains et nationaux d'une ville en un point.  

    Chaque bus possède son chauffeur et son controleur. Celui-ci est chargé d'informer le voyageur en criant la destination du bus, ce qui est particulièrement pratique pour trouver le sien. Cela donne, par exemple, pour aller en direction de la ville de Puyo : "AL PUYO, PUYO, PUYO !!!". Le bus s'arrête partout, en ville ou en rase campagne : il suffit de lui faire signe. On monte alors sans payer, les controleurs passent régulierement faire régler le prix du voyage aux passagers. Ils sont extraordinairement physionomistes et ne ratent personne, même dans un bus bondé.

    Les bus sont souvent pleins puisque les controleurs les remplissent au maximum : quand tous les sièges sont occupés, on s'entasse dans la rangée centrale. Cela dit, les arrêts sont fréquents, de sorte qu'il y a un renouvellement rapide des voyageurs.

    Les gens prennent le bus avec toutes sortes d'objets encombrants et les controleurs sont très accomodants. On trouve des soûtes pleines de gros bagages (dont les nôtres !), de materiaux divers, des vélos sur les toits, des câbles énormes dans l'allée centrale, des poules au dessus des voyageurs.

    Les prix sont très faibles pour les touristes occidentaux et abordables pour les locaux, du moins sur de courtes distances : nous avons estimé que le prix est en moyenne d'un dollar par heure, sachant que la vitesse moyenne sur route cahoteuse ou sur piste dans les Andes et l'Amazonie est d'environ 30km/h. Ce prix diminue sur de longues distances ou sur les routes vraiment très mauvaises. Il augmente vraiment quand le bus est plus rapide, comme sur la Panamericaine. En ville, le prix est de 0.25$/bus, ce qui peut faire cher pour les gens qui doivent le prendre plusieurs fois pour aller travailler (le salaire minimum en Equateur est de 150 $/mois).

    Les bus de ville se distinguent souvent par la couleur bleue

    Les bus sont souvent jolis, colorés, decorés, parfois avec des intérieurs clinquants avec leurs petits rideaux à franges aux fenêtres. 

    Les bus passent partout, sur des pistes incroyables en virages en épingles à cheveux, parfois traversés par des rivières... Ils desservent presque tous les petits villages de la campagne. Vraiment rien de comparable avec la France, où les villages nous paraissent de loin plus enclavés par manque de transports en commun.

    C'est vrai que les bus sont deux fois plus lents que les voitures et qu'il y a parfois quelques problèmes techniques... Mais les gens prennent le temps et surtout, ne ralent pas. Nous avons vécu des situations où le bus stoppe un certain temps sans raison apparente, s'arrête tous les 100m parce qu'il se remplit lentement, reste bloqué 40min par des travaux au bout de 5h de voyage, tombe en panne (un autre bus est arrivé dans la minute et nous a recupérés). Les gens restent stoïques, c'est bien agréable.

    Le centre ville de Cuenca est plus riche que beaucoup d'autres. Cela se traduit par un nombre important de voitures particulières et une faible utilisation du bus. Les rues de la ville sont encombrées, empuanties par les gaz d'échappement. Y marcher devient difficile : les voitures ont une priorité totale sur les piétons... Comme quoi les transports en commun peuvent participer fortement à un développement durable et vivable...


    Publié à 05:53, le sam 10 novembre 2007,
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